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Depuis la fin du XVIIIe siècle et installé rue Saint-Honoré, à Paris, en 1803, le célèbre « Bully », qui portait alors une double consonne à son nom,  se fit connaître par ses parfums et ses vinaigres de toilette. Au tournant du XIXe siècle, les parfumeurs demeuraient les héritiers des maîtres-artisans de l’Ancien-Régime et les gardiens de leurs secrets de fabrication. La mode des parfums et des usages suivit l’ouverture au monde, à ses fleurs nouvelles, parfois exotiques, à l’image de Joséphine de Beauharnais qui importa et acclimata en France de nouvelles espèces et audaces olfactives.  L’institution du Codex en 1806 par Napoléon contribua à instituer de nouvelles exigences en matière de parfumerie, stimulant ainsi l’inventivité des praticiens et la qualité des préparations. Bully s’ouvrit aux progrès de la science et de la cosmétique pour formuler ses inventions. Parmi elles, ses parfums et soins devinrent et restèrent célèbres. Le « Vinaigre de Bully », lotion aromatique brevetée pour la toilette et la conservation du teint, gagna une grande réputation dans toute l’Europe. Ce classique des soins de beauté offrit à l’officine une notoriété sans précédent pendant plus d’une centaine d’années. Connu pour ses talents de distillateur, de  parfumeur et de cosméticien, Jean-Vincent Bully inspira en 1837 à Honoré de Balzac le personnage de César Birotteau, l’un des romans des Scènes de la vie Parisienne dans La Comédie humaine. Tout au long du siècle d’or de la beauté qui vit l’invention des premières formules de la cosmétique et de la parfumerie moderne, l’officine s’imposa comme une référence.  L’Officine universelle Buly renait aujourd’hui à Paris, rue Bonaparte, dans le sixième arrondissement,  avec une nouvelle orthographe.